Objectif : favoriser l’insertion dans l’industrie !
Depuis plus de quarante ans, le Groupe IMT accompagne tous les publics vers l’emploi. Avec ses partenaires industriels, il contribue à une industrie plus inclusive en répondant aux besoins de compétences et en offrant à chacun un tremplin vers une insertion durable.

©Novo Nordisk
Cette mission profondément humaine, Catherine Évreux en est l’une des figures emblématiques. Depuis vingt-sept ans à l’IMT de Tours, elle a vu l’institution évoluer, se structurer et s’adapter aux transformations de l’industrie. « L’insertion a toujours été l’une de nos valeurs fortes. C’est ce qui m’a plu dès mon arrivée, et cela a toujours guidé nos actions. »
Un entretien qui pose les bases d’un parcours sur mesure
Avant d’entrer en formation, chaque candidat passe un entretien individuel approfondi, moment clé pour comprendre son histoire, sa motivation, une fragilité ou un besoin de renouveau. Jeunes en quête d’un premier métier, adultes en reconversion après une fermeture de site, parents éloignés de l’emploi, personnes en situation de handicap, salariés en transition professionnelle… les profils sont extrêmement variés. « L’objectif n’est pas d’inscrire quelqu’un à tout prix. Il m’arrive de demander “êtes-vous sûr d’avoir besoin d’une formation ?”
Ce qui compte, c’est la cohérence du projet et sa faisabilité », explique-t-elle. Cette approche à 360° permet d’orienter chacun vers le dispositif le plus adapté pour réussir son insertion professionnelle financements régionaux, reconversion, contrat d’alternance, ou accompagnement des publics éloignés via France Travail, les Missions locales, Cap Emploi ou encore les structures d’insertion.
Cette diversité nourrit des promotions très hétérogènes en âge, parcours, origine et même localisation. « Dans une promotion TSPCI, nous pouvons avoir un apprenant de 19 ans et un autre de 46 ans, parfois habitant à plus de 50 km de notre établissement, note Élise Lefebvre, responsable d’établissement du Groupe IMT à Val-de-Reuil. Nous accompagnons aussi les démarches logement grâce à Action Logement ou à l’Agglomération pour faciliter la mobilité. L’essentiel est de créer les conditions pour que nos apprenants puissent se former, se projeter et trouver leur place dans les entreprises. »
Le Groupe IMT s’appuie sur un réseau large pour repérer des candidats en reconversion et ouvrir les portes de l’industrie à des publics qui ne s’y imaginaient pas. À Tours, l’accompagnement repose sur une coordination fluide entre les équipes recrutement, pédagogie et administration : un trio de référence pour les apprenants, garant d’un suivi individualisé et d’une cohésion de groupe.
« Les apprenants comprennent vite que l’on n’est pas une école comme une autre, et qu’on leur redonne l’envie d’apprendre, de progresser et de se dépasser. Ils sont quasiment unanimes sur cette dynamique qu’on a su créer pour les accompagner », note Catherine Évreux.
« Les apprenants ont rédigé une charte que je présente à chaque rentrée. Elle rappelle que la formation est un temps pour se construire comme professionnel et pour respecter la chaîne de confiance avec les formateurs. C’est une étape clé pour développer ses compétences et adopter les comportements attendus dans l’industrie pharmaceutique et les métiers de la santé. »
Catherine Évreux, conseillère
en formation Groupe IMT

©Cyril Chigot
Apprendre en faisant, du CAP au diplôme d’ingénieur
Pour favoriser l’insertion de tous les publics, le Groupe IMT mise sur une pédagogie résolument pratique, ancrée dans l’expérience en entreprise et sur les plateaux techniques. Dans l’industrie pharmaceutique, cette immersion reste la voie la plus efficace pour répondre aux besoins de recrutement. « En vingt-cinq ans, la part de l’enseignement pratique a beaucoup augmenté. Les apprenants veulent être dans l’action, et les entreprises recherchent des profils immédiatement opérationnels, observe Catherine Évreux. Apprendre en faisant met en confiance, facilite l’assimilation et permet surtout d’acquérir un premier niveau de compétence. »
Les formateurs, tous issus du terrain, transmettent les gestes professionnels, la culture qualité et les exigences du métier. « La découverte du terrain, la maîtrise des gestes, la compréhension des exigences pharmaceutiques… ce sont des moments décisifs, notamment pour les prépas métiers qui découvrent totalement cet univers », complète Élise Lefebvre.
L’offre de formation s’est progressivement enrichie, en lien direct avec les besoins des entreprises : prépas métiers financées par les régions, formations certifiantes historiques (TPCI, TSPCI), licence professionnelle, le Bac+3 Génie des bioprocédés – véritable passeport vers les biotechs et la bioproduction –, diplômes d’ingénieur, formation continue et accompagnement à la reconversion avec validation des compétences.

©DR. Joséphine Placier (apprentie IMT) et Aurélie Devos (opératrice de production) sur le site de Sanofi Tours.
Des relations de confiance avec les industriels
Le Groupe IMT est né de la volonté des entreprises de disposer de candidats formés et opérationnels. Ce lien demeure très fort : co-construction des programmes, alternance, stages, adaptation aux nouvelles technologies et échanges constants sur les compétences attendues. « Le maître mot, c’est la confiance ! » insiste Catherine Évreux. La formation n’est pas une finalité mais un pont vers un métier, qui mène très souvent à un CDI. Sanofi Tours, partenaire historique et site voisin, illustre pleinement cette dynamique. «
Notre partenariat est renforcé par la proximité géographique, explique Pauline Germé, responsable de la fabrication. Pour des personnes éloignées de l’emploi, ne pas avoir à se déplacer loin est essentiel. Cela facilite aussi les échanges lors des reconversions. Nous avons noué une relation solide avec Catherine Évreux : elle nous envoie directement les candidatures pour les alternances et parcours continus. » Chez Sanofi Tours, 60 à 70 % des opérateurs viennent du Groupe IMT. « Ils connaissent les parcours, les exigences, parfois même les formateurs. Cela crée un environnement d’accueil très favorable pour les jeunes », poursuit-elle.
Les trajectoires en témoignent : d’anciens TPCI devenus opérateurs ont évolué vers des postes de managers ou de responsables d’équipe ; des apprenants sans diplôme initial sont aujourd’hui techniciens, responsables qualité après un cursus d’ingénieur. Chaque année, le site accueille 10 à 15 apprentis, accompagnés dès leur arrivée par une journée d’intégration, une sensibilisation aux BPF et à la sécurité, et un suivi étroit par leur tuteur.
« Il y a une grande solidarité entre apprentis et ils peuvent découvrir plusieurs métiers. » Grâce aux outils numériques, l’entreprise suit aussi de près leur scolarité : « Ils doivent apprendre un métier, mais aussi décrocher leur diplôme. Nous attachons beaucoup d’importance à leur réussite », indique Pauline Germé.
Bien plus qu’une formation : une étape clé dans la vie
Ce qui marque le plus au Groupe IMT, ce sont les trajectoires humaines. « Un homme qui retrouve confiance après plusieurs années sans emploi ; des salariés qui étudient le soir après leur journée de travail pour accéder à un nouveau poste ; une enseignante de plus de 40 ans, qui avait interrompu ses études pour fonder une famille et revient à ses premières aspirations dans la santé… aujourd’hui en CDI dans la bioproduction, décrit Catherine Évreux. C’est très valorisant. »
Au-delà du public jeune, souvent engagé dans un parcours diplômant, les possibilités sont immenses pour ceux qui se reconvertissent en valorisant leurs compétences transférables. « On peut par exemple accueillir un pâtissier, un comptable ou quelqu’un venant du commerce ou de la restauration, et les former pour intégrer l’industrie pharmaceutique », souligne-t-elle. La formation n’est qu’un moyen : l’objectif, c’est l’insertion et la découverte de sa voie. D’ailleurs, 40 à 50 % des candidats viennent sur recommandation d’un proche – la meilleure preuve que la formule que la formule fonctionne et que le Groupe IMT sait s’adapter.
À l’IMT de Val-de-Reuil, de nombreux apprenants autrefois très éloignés de l’emploi ont obtenu des diplômes allant du premier niveau au bac +2 et font aujourd’hui carrière chez Sanofi, Valdepharm, Aptar Pharma, Kenvue, Aspen, ou encore dans de plus petites entreprises comme Épicerie Fine Cosmétique, engagée pour l’inclusion. Une preuve supplémentaire qu’une formation peut transformer une trajectoire – et parfois une vie entière.

©Cyril Chigot
Un engagement renforcé en faveur du handicap
« Nous accueillons de plus en plus de personnes reconnues comme travailleurs handicapés dans nos parcours d’alternance, observe Élise Lefebvre, responsable d’établissement du Groupe IMT à Val-de Reuil. Chaque établissement dispose d’un référent handicap capable de mobiliser les aides, d’adapter les modalités pédagogiques et d’assurer un accompagnement individualisé.» Sur place, ses équipes ont déjà mis en place des aménagements d’examens, des postes de travail adaptés (fauteuils, claviers, souris spécifiques), des adaptations pédagogiques individualisées, et jusqu’à la présence d’interprètes en langue des signes lorsque c’est nécessaire.
Le Groupe IMT est également engagé avec l’association HandiEM (Handicap Entreprises du Médicament) pour l’accompagnement des salariés et alternants en situation de handicap, et plus récemment avec la Région Normandie, dans le cadre d’une charte d’engagement Ressources Handicap Formation, signée avec l’Agefiph, pour une démarche de progrès continu. L’objectif : élargir l’accès à toutes les formations, lever les freins, proposer des aménagements adaptés et offrir à chacun la possibilité d’obtenir un diplôme et de s’insérer durablement.
La diversité des apprenants est une richesse
« Chez Phytéo Laboratoire, nous avons l’habitude de prendre deux ou trois stagiaires ou apprentis TPCI et TSPCI du Groupe IMT chaque année, représentant un vrai levier de renouvellement, présente Pierre Blanchet, directeur du site basé à Monts, près de Tours. Nous les accueillons sur la partie R&D, pour les travaux de paillasse, mais aussi en qualité, notamment sur la validation de nettoyage et la mise à jour documentaire, ainsi qu’en production sur la fabrication. Cela nous permet de former et de leur transmettre nos savoir-faire spécifiques sur les compléments alimentaires. Le critère d’âge ou d’expérience importe peu. Ce qui compte, c’est la motivation, l’envie d’avancer et de découvrir un nouveau métier. Même si le Groupe IMT forme beaucoup de jeunes, les profils plus seniors sont tout autant appréciés, complémentaires aux équipes en place et apportant une connaissance d’autres secteurs. La dernière personne que nous avons embauchée venait d’une reconversion complète après avoir tenu un bar. L’alternance lui a permis de tester, d’apprendre et de se lancer. Ce sont des profils différents et divers auxquels on n’aurait pas accès sans le Groupe IMT. »

©DR.
Pierre Blanchet, directeur de Phytéo Laboratoire à Monts.

© Sanofi
Quand l’excellence s’enrichit de la différence
LE PARCOURS DE SABRINA BENHARRAT, 18 ANS, ÉTUDIANTE TSPCI À L’IMT DE TOURS, ALTERNANTE DSP CHEZ SANOFI VITRY ET BÉNÉFICIAIRE DE LA BOURSE NEXTGEN DE SANOFI
Pourquoi avoir choisi le Groupe IMT et la formation TSPCI ?
J’ai toujours été attirée par le domaine de la santé. Après un bac ST2S en 2024, j’ai travaillé comme agent de service hospitalier en Ehpad, ce qui m’a confortée dans l’envie de poursuivre mes études.
C’est là que j’ai découvert le Groupe IMT et la formation de TSPCI très professionnalisante grâce à l’alternance avec quatre mois en entreprise et un mois à l’école. J’ai intégré Sanofi, à Vitry-sur-Seine, après avoir postulé en ligne.
En quoi le programme NextGen a-t-il changé votre parcours ?
J’ai été sélectionnée en 2024 dans le programme NextGen de Sanofi, qui soutient des étudiants issus de parcours souvent sous-représentés dans les sciences de la santé. J’ai bénéficié d’une bourse obtenue grâce au partenariat avec le Groupe IMT qui m’a permis de financer mes études et frais de vie. J’ai été accompagnée par un mentor chez Sanofi et j’ai suivi des modules e-learning pour développer mes compétences.
Que faites-vous actuellement chez Sanofi ?
Je suis technicienne en downstream process, au niveau de la purification des protéines d’intérêt produites à partir de cellules vivantes. Je prépare des solutions tampons, j’effectue les étapes clés comme la filtration virale, la filtration tangentielle, la formulation et le conditionnement final en zone stérile. J’assure aussi des missions annexes : relecture des dossiers de lot, bionettoyage, prélèvements physico-chimiques, dans le respect des BPF.
Quels sont vos projets ?
J’envisage une embauche ou la poursuite en bac+3 RGB2P en alternance, puis peut-être une école d’ingénieur. Le réseau IMT est un véritable atout pour évoluer dans l’industrie.
Dossier réalisé par Marion Baschet Vernet.